Jour 13 : Höfn - Seydisfjördur
Les fjörds de l'Est

<<    Index   >>

Carte jour 13
Distance : 550 km
villes principales :

Me voilà déjà rendu à ma dernière journée en Islande, le temps aura filé finalement très vite. Ironie de la météo, le ciel semble se dégager ce matin. En observant la carte hier soir pour préparer mon itinéraire du jour, j'ai remarqué que la route n°1 n'est quasiment pas bitumée dans cette partie de l'île, alors qu'étrangement, les routes secondaires sont signalées avec un revêtement en meilleur état. Cela tombe bien, cela me permettra de longer la côte Est de l'île tout en profitant du ciel dégagé. Une bonne journée en perspective donc. Je commence mon trajet en suivant la route n°1 qui se blottie entre la montagne sombre, rocailleuse et abrupte, et la mer. Les paysages sont très sauvages. Je m'engage sur la première partie de piste, dans le fjord Berufjördur. la pente est très forte, pas de parapets biensur, des pierres sont tombée dernièrement des flancs de la montagne sur la piste rendue boueuse et défoncée par les intempéries des derniers jours. Finalement en avancant prudement cela se passe bien.
Peu après je m'arrête pour faire une pause. Et je remarque 2 choses : Je suis couvert de boue jusqu'au genou, un détail, et plus grave, le carter de chaîne traine lamentablement sur la chaîne. Normalement fixé par 2 vis, l'une d'elle a disparue avec les secouses de la piste et à en juger par l'état du carter, il frotte depuis un petit bout de temps sur la chaîne. J'envisage dans un premier temps de le démonter entièrement et d'aller jusqu'a une station service pour bricoler çà. Mais à une cinquantaine de mètres de là un paysan est en train de travailler dans sa grange. Je tente ma chance en allant lui demander s'il a une vis similaire à celle qui me manque. Le type assez surprit, me sort une boite de conserve remplie de vis rouilées, la vide et me dit "Si tu en trouve une qui te convient, prends la!". Je lui en prend 2 qui semblent correspondre. Et miracle cela colle parfaitement, le carter de chaîne est refixé ! En partant je le remercie et le salue.
J'arrive sans encombre à Breiðdalsvík, dernier village sur la route n°1, je prend ensuite la route n°96 qui suit les contours des fjords. La route est très agréable, d'autant plus que le ciel est clément, la mer belle. De virages en cols, je passe auprès de montagnes et falaises peuplées de milliers d'oiseaux de mer. Au loin quelques îlots sont semés sur la mer. Je passe par le village de Fáskrúðsfjörður, le fameux village des "pêcheurs d'Islande". C'est assez étrange de voir des noms de rues en francais à cet endroit.
Malgrès par endroits une route quasi impraticable, je parviens au fjord suivant et au village de Reyðarfjörður, puis celui d'Eskifjörður. Je décide d'emprunter la route qui monte à travers les montagnes pour aller jusqu'à Neskaupstaður. La montée est vertigineuse et très impressionnante. Après avoir traversée un tunnel à voie unique au sommet la route descend vers le village et le terminus de la route 92. Il n'y a plus rien pour suivre la côte. J'arrive donc au bout de ce fjord au bout de mon voyage, au loin l'océan s'étend à l'infini, jusqu'aux côtes de Norvège.
Il ne me reste plus qu'à faire demi tour et retourner par la route 92 à Egilsstaðir, la première ville que j'avais traversée lors de mon arrivée en Islande. Je reprend la route très raide (12%) qui passe dans les montagnes pour rejoindre Seyðifjörður. C'est un peu étrange de repasser par cette route que je parcours cette fois-ci "de jour" si je compare cela à mon premier passage. Arrivé dans le port je fais quelques provisions et je trouve assez facilement l'auberge. Sur la route j'ai la grande surprise de croiser la famille slovaque qui m'avait acueillie dans son camping-car lors de la tempête près de Reykjavik. Ils me reconnaissent, on s'échange nos impressions de voyage. L'auberge est assez agréable, mais plutôt bruyante car remplie des gens qui attendent le ferry du retour de demain. Le soir je decide de faire un tour dans Seyðifjörður et son port où s'écroulent par la rouille des bateaux de pêche autour de quelques maisons de bois.
Ainsi s'achève, avec un pincement au coeur, cette dernière journée sur cette autre planète qu'est l'Islande...


En quittant Höfn, une ferme perdue au milieu des vastes étendues...


... et au loin se dessinent les sombres montagnes de la côte.


Des montagnes de roches et des plages de sable noir.


La piste s'accrochant à flanc de montagne, qui elle dévale sans retenue juqu'à la mer.


Des moutons dans les rares paturages...


... mais ce sont les rois de la route.


Une paire de bottes qui aurait besoin d'un nettoyage !


Le carter de chaîne à moitié démonté.


L'entrée du fjord de Fáskrúðsfjörður.


La montagne abrupte peuplée de milliers d'oiseaux et où s'accroche quelques nuages.


Un bateau de pêche français à l'entrée de Fáskrúðsfjörður, le village de "pêcheurs d'Islande".


L'église du village.


Une vieille chapelle perdue à la sortie du village.


L'île de Skrúður au bout du Fáskrúðsfjörður perdue dans les nuages.


Panneau typiquement islandais : Attention la route n'est plus bitumée !


Le fjord de Reyðarfjörður et un phare typique, orange.


Le tunnel à voie unique permettant de se rendre à Neskaupstaður.


Une vue depuis l'extrémité de Neskaupstaður...


... avec l'ocèan qui s'étend au loin.


Vue de loin, la ville d'Egilsstaðir au bord du la rivière Lagarfljót, qui à cet endroit devient un lac.

<<    Index   >>